La Maison des Super Héros !

Avec mon amour d’amour nous nous sommes rendus à la MAV voir l’expo « La maison des Super Héros » ! C’est une exposition qui porte sur la relation du super-héros et de la ville qu’il défend (Gotham, Metropolis…), une ville « reflet de ses habitants », reflet de nos sociétés contemporaines. Une visite très instructive mêlant planches, extraits, illustrations, maquettes réalisées en Lego, dessins d’architectes et plans, retraçant l’évolution des mégapoles de Batman et Superman (principalement), mais aussi The Avengers, V pour Vendetta, Watchmen, Transmetropolitan… un accrochage qui en surprendra plus d’un ! Perso, j’ai adoré (et le mot est faible) les différentes illustrations de la Batcave et l’explication associée, c’est un lieu qui m’a toujours fasciné et que je rêve de visiter (oui, je sais).

De nature généreuse, je partage avec vous quelques photos prises et des bouts de textes que j’ai pris soin de recopier afin de vous donner un aperçu de l’expo :

La Maison des Super Héros !

IMG_20141101_144629

« La ville, et plus précisément la mégapole, s’inscrit immédiatement dans l’ADN romanesque des super-héros.
Metropolis rappelle New York le jour. Gotham, New York la nuit.
Gotham repose toujours sur une amplification des formes et des caractéristiques du Gothique, de l’Art déco et de l’Art nouveau. Batman est sombre et complexe et Gotham reflète cette ambivalence là. Metropolis, contrairement à Gotham est toujours montrée de jour. Dépeinte comme une ville de classe internationale, elle apparaît également un peu fade, indéfinie, voire banale, comme si elle patientait perpétuellement qu’un événement vienne perturber son quotidien tranquille. »

superman-comic-héros-mav

maison-des-super-heros-batman

batman-gotham-mav-comic-héros

kandor-superman-héros-mav

gotham-city-mav

gotham-city-mav-héros

« Tout héros de la justice ou génie du mal qui se respecte possède sa base secrète.
Des « super-maisons » qui, comme les villes, forment peu à peu des représentations symboliques de leurs habitants, de leur psyché, de leur corps. Chaque pièce incarne une dimension intérieure, une facette de leur personnalité, ou un potentiel. (…)

Le plus souvent chez DC Comics, les repaires secrets sont traités comme des maisons, au sens où les super-héros les habitent, les décorent, les aménagent avec le souci du quotidien et du confort. Chez Marvel, les super-héros mènent plutôt une vie ordinaire dans un appartement. Leur vie secrète est alors moins, voire peu organisée, comme Spiderman qui planque son costume, parfois roulé en boule, dans un placard de sa chambre.

Chaque décennie, un nouveau plan actualise ces maisons, et reflète les changements de mentalités et les aspirations de confort de l’époque. Ces « supermaisons » en disent long sur les aspirations et les rêves de nos sociétés, en termes d’idéal et de confort, de bien-être, de praticité et de sagesse environnementale, comme sur les besoins primaires de chaque être humain. »

superman-comic-book-mav

forteresse-solitude-superman-mav

batcave-dinosaure-batman-mav-héros batcave-batman-comic-book-mav

« Contrairement à Superman, Batman est un être humain, obsédé par la fragilité de l’enfance et le besoin de se sentir en sécurité adulte. Les années passant, il ne cesse d’enrichir le système de sécurité de son repaire, en installant autant de mesures de protection contre les agressions humaines que contre les catastrophes naturelles : une panic room, des systèmes anti-tremblements de terre et anti-catastrophes nucléaires, plusieurs ponts rétractables. »

batman-secrets-batcave-robin-comic-book

batman-joker-batcave-dinosaure

« New York est le berceau par excellence des super-héros des éditions Marvel.
La maison d’édition Marvel est installée à Manhattan depuis ses débuts et Stan Lee et Jack Kirby, les deux créateurs les plus importants, y sont nés. Dès le second numéro des 4 Fantastiques, ils ont déménagé l’équipe de la ville imaginaire de Central City à celle réelle de NY (…)

Les héros Marvel, pour se distinguer de Batman et Superman chez DC Comics, doivent avoir des angoisses et des problèmes quotidiens. Fatalement, ils ne peuvent vivre que dans des villes concrètes et des habitats naturalistes. La plupart des super-héros Marvel sont ainsi de vrais New-yorkais. Par exemple, Peter Parker (Spiderman) a grandi près du quartier de Forest Hills dans le Queens, et Matt Murdock (Daredevil) dans le quartier mal famé de Hell’s Kitchen dans l’ouest de Manhattan. NY est une cité où tout peut arriver et où des millions de déracinés se sont installés pour se reconstruire une identité… L’environnement idéal pour devenir un super-héros. »

new-york-marvel-superman-mav

« Dans les années 90, le mythe du super-héros entre dans une ère post-moderne. Lui qui incarnait la justice, le voilà aux mains de scénaristes qui travaillent à révéler une autre facette, plus sombre, et plus politique.
Les mandats de Ronald Reagan aux USA et Margaret Thatcher en Angleterre ont occasionné des dégâts dans la mentalité des scénaristes de gauche : ils ne croient plus aux héros, encore moins au superhéros. Alan Moore, un jeune scénariste anglais, ouvre le bal avec Watchmen à New York et V pour Vendetta à Londres. Et à super-héros décati, ville en ruines. Fini, les cadrages depuis la cime des gratte-ciel. Le New York des Watchmen est montré depuis la rue avec un regard frontal.
Quant au Londres de V pour Vendetta, c’est une utopie carcérale faite de briques et de barbelés.
Le ciel n’ouvre plus que sur une nuit noire.

IMG_20141105_165130v-pour-vendetta-comic-mav mav-caisses-bois-comic coin-enfant-jeunesse-mav-super-héros

« Le lien entre superhéros et mégapole se renforce naturellement avec le temps.
La mission première de Superman et Batman sera de veiller sur un territoire donné qui formera en retour une représentation symbolique de leur psyché, de leur corps et de leurs possibilités.
Metropolis pour Superman, et Gotham City pour Batman, reflètent de plus en plus précisément un portrait établissant ou améliorant l’image de leur gardien au regard d’autrui. »

« A chaque fois que la ville souffre, son vengeur souffre également. Ils avancent, ou périclitent, de concert. Et décennies après décennies, ces villes de papier intègrent les grands bouleversements urbains, sur le plan architectural autant que social, pour s’inscrire perpétuellement dans la modernité. »

Commissariat de l’exposition : Stéphane Beaujean, rédacteur en chef de la revue Kaboom
Scénographie de l’exposition : Agence Lilloise Keurk

Vous voulez voir l’expo de vos propres yeux ? Infos pratiques :

Ça se trouve où ? – MAV / Maison de l’Architecture et de la Ville, à côté d’Euralille, Place François Mitterrand, 59000 Lille
Jusqu’à quand ? – Du 14 octobre au 20 décembre 2014
Horaires – Ouvert du mardi au vendredi de 10h à 12h30 et de 14h à 17h / Le samedi de 11h à 18h / Fermée le dimanche, le lundi et les jours fériés
Tarifs – Entrée libre
Site web – La Maison de l’Architecture

(Photo bonus <3)

iron-man-tony-stark-héros-mav

Publicités

G O T H A M C I T Y

gothamCapture d’écran 2014-10-22 à 15.01.19

Résumé : Gotham est une série réalisée par Bruno Heller (créateur de Mentalist et de Rome), qui se déroule dans l’univers de Batman, avant son arrivée. La série s’intéresse à la « naissance » des personnages que l’ont connait tous : Catwoman, le Pingouin, l’Homme Mystère, le majordome de Bruce, puis d’autres qu’on va voir arriver comme Double Face et le Joker (can’t wait!), mais aussi et surtout aux premiers pas de l’inspecteur James Gordon. L’épisode s’ouvre sur la mort de Thomas et Marta Wayne, sous les yeux de leur fils Bruce Wayne et de ceux de Selina Kyle (Catwoman). S’en suit une scène avec le chef de gang Fish Mooney, un personnage créé spécialement pour la série, qui permet de dénoncer la corruption de Gotham City et de ses habitants dont Harvey Bullock, le partenaire de James Gordon.

pingouin6

Mon avis (qui comprend un petit spoil sur la fin de l’épisode 3) : Je n’étais pas très très emballée par l’épisode pilote, ni par le 2ème, ni par le 3ème… mais j’ai changé d’avis à partir de l’épisode 4 où les choses ont commencé un peu à s’accélérer et à devenir plus palpitantes, notamment avec la fin de l’épisode 3 : – Oswald : « Hello James. Old friend »… Que d’excitation ! Pour moi, Oswald est mon COUP DE COEUR (ça méritait des majuscules et du cmd+b) de la série, comme beaucoup je suppose. Robin Lord Taylor joue extrêmement bien, il incarne à merveille le rôle du Pingouin, j’en viens même à me demander si la série fonctionnerait sans lui. Sinon, le choix des costumes et des décors sont dans l’ensemble plutôt bien choisis, on retrouve cette ville noire, asservie par la corruption et le crime. Le scénario est pas mal, bien qu’un peu « lisse » parfois, avec certaines scènes ennuyeuses, j’entends par là tous les moments entre Gordon et sa fiancée (qui m’insupporte soit-dit en passant), et d’autres avec la guerre des gangs que je trouve un peu longues. Mais dans l’ensemble, Gotham est une bonne série, l’action est prenante, l’intrigue de fond tient la route, les personnages sont bien exploités notamment le Pingouin qui est selon moi le véritable héros de la série.
Je vous la conseille !

Note (qui peut varier à la fin de la saison) : 14/20.
Si vous hésitez encore, voici le lien du trailer :

Capture d’écran 2014-10-22 à 15.01.45 31172 Gotham-Penguin-Pingouin 4114985-gotham_103_theaterdistrictalley_2120_hires2 Gotham_pilot_Gotham_Cemetery Gotham-Pingouin

90’s KID : Part I

rollup-vintage

.

J’suis née en 1990 (la meilleure année avouons-le) et j’ai toujours été très nostalgique de cette période ; j’dis pas que j’vis dans le passé, mais si j’pouvais y retourner j’dirais pas non.

Quand je repense aux années 90, y’a cette petite chaleur, cette petite pression au niveau de l’estomac, avec plein d’images, de sons et d’odeurs qui me reviennent en pleine face.

C’était des journées à imaginer ma vie future, à jouer à toute sorte de jeux de société, Barbie & cie, My Little Pony (les anciens, pas les moches de maintenant), les figurines Disney mais aussi celles qu’on avait dans les Kinder, les Playmobiles, les Pollypocket, les jouets de mon frère aussi, surtout les jouets de mon frère en fin d’compte.

Je mangeais tous les matins une barre chocolatée Nestlé Disney Family avant de prendre les gouttes affreuses sous la langue pour me désensibiliser de mes allergies. C’était des dessins animés avant d’aller à l’école, le mal de ventre aussi car j’voulais pas y aller, le jingle de Télé Shopping en fond parfois, la radio dans la voiture. Les années 90, c’était des Kinder Country au goûter, des Coquelines, du pain et du kiri, en fait tout et n’importe quoi, à cette époque fuck le poids. C’était des parents qui s’aiment, la maison de poupée, les poussettes, les K7 vidéo et audio, un labrador qu’on a pas gardé longtemps, un lapin nain aussi et un chinchilla.

C’était la SNES, la playstation, les tamagochi, les anniversaires et les montagnes de cadeaux, les peurs nocturnes, lire Minnie Mag, les magazines du Roi Lion, la cabane Tic et Tac, les 101 dalmatiens en boucle dans ma chambre et les jouets en plastique dans le bain. Les années 90 c’était des coquillettes et du jambon, ou des pâtes au ketchup, enfin non plutôt du ketchup aux pâtes et rechigner quand c’était poisson pané riz. C’était devoir se coucher tôt lorsque les parents recevaient du monde mais ne pas réussir à s’endormir car ils parlaient et rigolaient trop fort. C’était 10 heures d’Internet par mois, le modem qui faisait un bruit pas possible : discrétion 0, les baladeurs, les jeux DOS sur l’ordinateur, la menthe à l’eau qu’on aimait bien sucrée que les parents sortaient de la glacière lorsqu’on sortait toute la journée et du pain d’épices en goûter (en enlevant la croute noire sur le côté bien évidemment).

Les années 90 c’était des bouquins aussi, des tonnes de bouquins, qu’est-ce que j’en ai eu des bouquins, mais aussi les magazines avec des autocollants et des panini. C’était des bijoux en toc qu’on croyait trop beaux, pleurer devant Petit Pied, dormir chez les copines et parler jusqu’à pas d’heures, mettre dix chewing gum dans ta bouche pour faire une bulle comme dans les dessins animés, surligner avec les gros Stabilo boss et se prendre un peu pour un adulte, les rires et les copines, les critiques aussi, les « crâneuse », « j’te cause plus », acheter pour la première fois des bonbons tout seul et se sentir surpuissant. Les années 90 c’était le fameux collier en plastique autour du cou, mais aussi l’écharpe et le bonnet qui allaient ensemble, l’odeur des p’tit Dop, les crops, les pompes à grosses semelles, les 2be3, les Spice Girls, jouer à la maitresse dans la chambre et parler toute seule mais tu t’en fous, les débuts de collection sur tes stars ou séries préférées en découpant tout ce que tu pouvais trouver, coller tout ça sur des feuilles A4 que tu mettais dans des classeurs, c’était les Minikeums, Ça Cartoon et Mr Bean, les goûters d’anniversaires chez les copains, les posters par centaines qui recouvraient tous les murs de ta chambre. Les années 90 c’était « jouer à la grande » en imaginant que tu étais une lycéenne comme dans les séries et que tu ne mettais pas tes livres dans ton cartable toi non, tu les tenais à la main.

C’était l’odeur des protèges cahiers en début d’année, ta trousse et tous tes trésors, l’amoureux du moment, les pulls qui grattent, les cartes postales de vacances envoyées à tes amis « Salut, j’espère que tu vas bien, moi tout va bien je vais à la plage le matin et à la piscine l’après midi, l’eau est bonne, je me suis fais des copains. Gros poutoux », c’était aussi l’éternel sandwich jambon-beurre-cornichon et le paquet de chips pour ta sortie de classe, et te dire que ce qu’il mange là-bas lui ça a l’air bien meilleur que toi.

Les années 90 c’était un sentiment de bien-être, de liberté, de protection, d’amour. J’ai l’impression d’avoir passé mes années 90 dans une grosse serviette toute moelleuse ou toute chaude après un bain brulant. C’est une sensation indescriptible. Les années 90 étaient mieux que tout. Se dire que plus les jours passent et plus tu t’éloignes de cet idéal. Le temps passe vite, bien trop vite et j’aime pas ça. C’est comme une impression de vide, comme si tu tombais doucement mais sans fin. En fait, j’vis carrément dans le passé. Mais je m’y sens plutôt bien, alors tant mieux, non ? Quoi qu’il en soit, j’ai passé les meilleures années 90 du monde. J’espère que vous aussi !

90-kid-années-90-vintage-old-school

J’me souviendrais sûrement de 2/3 trucs dans les jours à venir, je les rajouterai ici ! Si vous en avez aussi, n’hésitez pas à me les partager !

.

.